L’exposition présentée à Ratilly traduit le cheminement intérieur de l’œuvre à travers les nombreux cycles parcourus depuis des années : les cartographies, les assemblages, les études exécutées d’après des portraits équestres de Vélasquez, l’ombre de la mort d’une enfant disparue, autant de formes émotionnelles à la fois paysagères et organiques.
Ces cartes mentales comme autant de trajets de mémoire en quête d’origine se cristallisent au présent de ce qui les fait naître : la lumière et la mer, les entailles, les failles, les estuaires et les côtes déchiquetées, les visages et les corps.
Cette expression parfois violente et inquiète trouve presque naturellement sa source dans la confrontation avec d’autres cultures occidentales, souvent anciennes, plus particulièrement dans l’éblouissement hispanique, de même qu’elle transcrit les épreuves traversées, pour s’ouvrir avec les « stèles » récentes sur un espace plus apaisé.